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Je n’arrive même pas à être triste.

mai 6, 2007

A vouloir faire la maîtresse d’école et flatter le centre mou de la république, elle vient de se planter sérieusement.
J’ai cru, avec le candidat Bayrou, voir l’ère Giscard d’Estaing revenir. Nous en sommes loin pour le moment, ouf…
Les législatives arrivent et je pourrai enfin voter selon ce qui devient progressivement ma conviction la plus profonde. A voir comment elle a droitisé la gauche, je vais décaler mon option politique à gauche de ce qu’elle aura voulu.
C’est une tâche ardue que celle d’être présidentiable et quand ils se regardent devant la glace après avoir dit tant de conner***, je suppose qu’ils doivent se sentir vraiment stupides. En tout cas, le nouveau président pourra apprendre comment calculer l’énergie produite et consommée en France et combien de sous-marins nucléaires nous possédons en ce moment. Il n’a que la rue à traverser pour connaître ses dossiers sur le bout des ongles.
Il sera un très bel exemple d’intégration que l’on pourra montrer aux futurs immigrés que la République française voudra bien régulariser.
Les dés en sont jetés et mes votes ségolénistes sans conviction n’ont pas servi à grand chose.

Recherches et investigations.

janvier 3, 2007

Le week end dernier, j’ai enfin retrouvé le disque compact des concertos pour violoncelle de Joseph Haydn, qui s’était glissé dans un boîtier d’oeuvres de Schubert. Je suis en train de l’écouter : c’est une merveille et je suis aux anges ! Cela faisait un an que je le cherchais un peu partout.

Je suis rentré du travail tout à l’heure complètement fourbu et ayant un début de rhume. Nez qui coule et voix commençant à être cassée. Mauvais présages pour les prochains jours…

Dans cet état, je pensais me reposer et lire, mais j’ai eu la mauvaise idée d’aller directement dans mon grenier, sans m’être changé. Evoluer dans la poussière en pantalon de flanelle, chemise manches mousquetaires avec boutons de manchette, bretelles et pull mérinos : tenue idéale pour remuer les cartons et passer plus d’une heure à retourner mes trésors accumulés.

Le motif était de remettre la main sur un ” Emile Verhaeren ” écrit par Stefan Zweig, que j’avais promis de prêter, il y a quelques mois déjà, à l’une de mes collègues de travail. Ouvrir les cartons après leurs quelques années d’exil au-dessus de ma tête ; j’y ai retrouvé des livres dont je ne me souvenais plus. Heureusement que, pour certains, j’avais décidé de noter sur la première page la date à laquelle je les avais finis et y inscrivais au crayon de papier mon appréciation d’ensemble en quelques lignes

J’ai ri en découvrant que j’avais conservé le journal Les Echos pour la période 1998-1999. On y parle de passage à l’euro, du baril de pétrole à 10 U$D, de Jospin qui écarte la baisse immédiate du Livret A, de la baisse des taux d’intérêts à Wall Street, des fusions bancaires françaises, de la dévaluation du real brésilien et de sociétés qui ont toutes changé de noms depuis… que c’est loin tout cela pour moi.

J’y ai retrouvé aussi mes Jouhandeau édités chez Gallimard qui m’ont tant fait rire, j’ai même redescendu (un comble !) un cardinal de Retz en La Pléiade qui dormait tout seul. Le manque de place dans mon petit appartement me fait laisser loin de moi les pièces de théâtre de Bertolt Brecht. J’en suis vraiment bien triste, mais il y a un choix à faire pour ne pas se laisser envahir. J’ai pourtant fabriqué une étagère au mois de novembre ou j’ai pu caser environ deux cents livres dans mon entrée, mais ce ne sera jamais suffisant pour les avoir tous à disposition immédiate.

Dans mes ” retrouvailles “, il y a aussi mes ancêtres que je pensais perdus à jamais. Les quelques actes de naissance, de mariage, de décès de ma famille. Je vais pouvoir y jeter un œil neuf et peut-être reprendre ce que j’avais commencé il y a plus de 15 ans.

Toutes ces belles et bonnes choses m’ont redonné la pêche et je suis heureux ce soir d’avoir fait un beau voyage dans mes souvenirs.

Concours et autres jeux Gayattitude

juillet 30, 2006

Je m’amuse beaucoup avec ces concours un peu ébouriffés de futures reines et futures talons aiguilles.
Je sais que ce n’est pas très masculin et que beaucoup se diront que GA est un peu trop ” folle ” à leur goût, mais ce vent de folie est rafraîchissant : ne pas se prendre au sérieux de temps en temps, cela fait un bien fou.
Pour avouer les votes, j’ai commencé par voter Sycomore-Queen LaSyco, car il le vaut bien et c’est un garçon adorable et mignon.
Ensuite, sur ses conseils, j’ai donné ma voix et fait un peu de pub à Queen-of-the-divan, car il semble ne pas trop se prendre au sérieux et il est, selon moi, très joli garçon.
Mais j’ai eu droit à un travail au corps de SergeDeCastille pour que je lui donne ma voix : il a beaucoup de ténacité et je ne m’attendais pas à être autant sollicité. Je lui tire mon chapeau pour sa patience, mais je n’ai pas voté pour lui. Mille pardons.
Voilà, j’espère que chaque candidat sera récompensé et que ces échanges entre membres de GA auront créé des liens nouveaux entre les abonnés.
Bonne chance à tous et merci pour ce bon moment intense.

Albin – ” La Cage aux Folles “

avril 22, 2006

Contrairement à ce que pense la majorité des personnes, Alban n’est pas le prénom du héros de la ” Cage aux Folles ” (1978), joué par un Michel Serrault au meilleur de sa forme comique.
En son temps, ce film a fait fureur au box-office. J’avais à sa sortie 11 ans.
La Cage aux folles valut à Michel Serrault le César du meilleur acteur en 1979. Cette comédie remporta par ailleurs le Golden Globe du meilleur film étranger en 1980.

Je devrais être donc flatté que tout un chacun imagine que j’ai quelque chose à voir avec Zaza… Car quand je dis mon prénom, la très grande majorité pense à cet être incroyable qu’est ce gentil travesti dans ce film commercial.

Seulement quelquefois j’en ai assez de l’amalgame entre mon prénom Alban et Zaza. Je ne suis pas travesti, je ne suis pas trop folle non plus, et le prénom du héros de ce film est Albin et non Alban. C’est très proche, mais ça n’a rien à voir avec le mien.

Un garçon au pseudo très suggestif “viril75…” m’adresse un message sur un site de chat/rencontres en commençant à me demander la signification de mon lien internet qui est celui de mon “blog” sur gayattitude.
Sa question m’a surpris, car je ne comprenais pas le sens de sa question. Je lui ai expliqué de quoi il s’agissait. Il m’a dit savoir ce qu’était un blog…
Ensuite il m’a laissé son numéro de téléphone mobile pour donner un rendez-vous dans un bar afin de faire connaissance.
Je lui ai dit mon prénom et là, la sempiternelle remarque sur la ” Cage aux Folles ” a commencée. Etant habitué à ce genre de laïus, j’arrive à en rire par la fréquence des réactions prévisibles.
Je l’ai appelé pour définir le rendez-vous dans un bar entre chez lui et chez moi (à Bastille) et nous avons échangé quelques mots sur La Cage aux Folles, sur ses chat et chien.
La conclusion, c’est qu’il m’a trouvé agressif…
Il m’arrive d’être agressif quelquefois, mais aujourd’hui je suis au calme et je suis “zen” et je suis décontenancé par la tournure qu’a pris ce contact.
On a le droit de ne plus être intéressé après avoir fait les présentations d’usage et dans ce cas, la chose doit être dite en termes polis, mais en aucun cas l’on doit donner un prétexte oiseux pour dire que c’est de la faute de l’autre si l’on ne continue pas la conversation. C’est fini pour Alain…

Pour cumuler les handicaps, j’habite dans un endroit qui s’appelle le Marais. Vingt mètres carrés sous les toits, des étages sans ascenseur, mais en plein milieu du quartier homosexuel branché.
Certains y voient la Sodome absolue ou je ne sais quelle Babylone déchue. A croire que nous forniquons à tout va et que notre seule envie est celle de se ghettoïser.
Le lieu où j’habite est confortable pour les déplacements dans toute la région parisienne, car c’est un nœud ferroviaire très bien agencé. Je peux me déplacer quand je le veux et où je veux assez rapidement. La vie culturelle y est riche (galeries d’art, musées, salles de spectacle, cinéma). Le cadre est joli et souvent très animé, car c’est un quartier très prisé depuis la spéculation immobilière commencée sous Henri IV.
Je n’y suis pas pour les pratiques sexuelles décadentes ou l’envie d’appartenir au troupeau homosexuel. Je suis souvent enfermé chez moi, car il y règne un calme olympien, ce que beaucoup pourraient m’envier. Je ne sors que très rarement dans les bars la nuit et je ne côtoie dans la rue que des gens qui vivent normalement, qui accompagnent leurs enfants à l’école le matin et vont les chercher le soir, qui font la queue à la Poste ou leurs courses dans les mêmes magasins que les miens.
A cela s’ajoute la communauté juive qui est encore très présente et qui est une autre spécificité de ce quartier, tout le monde y vit en bonne intelligence.
Nous ne sommes pas des parias ou des êtres étranges. Nous ne sommes pas plus folles que d’autres en banlieue ou province ou en besoin sexuel permanent.

Au fil de mes pensées…

mars 26, 2006

Je viens de perdre ma grand-mère.
J’en suis un peu affecté car cela représente un nouvel ancêtre qui disparaît.
Ne l’ayant que peu fréquentée, cela atténue ma tristesse mais me rapproche de la mort un peu plus. Ceux qui sont avant nous chronologiquement forment comme une barrière physique et psychologique qui éloigne la possibilité d’être concerné par un décès naturel dans l’immédiat.
Je fais un peu le bilan des disparus ; heureusement il y en a peu. Mais du côté maternel ça y est, pépé et mémé ne sont plus. Pépé il y a longtemps, bien longtemps. Mémé, elle, a duré plus de 90 ans. J’ai appris hier à la radio que nos vieux mouraient de plus en plus âgés et qu’il y avait de ce fait des transmissions d’héritages qui se faisaient beaucoup plus tardivement. C’est compensé par des textes de lois qui facilitent les dons entre vifs.
Heureusement, car il y aurait des meurtres et des empoisonnements. Je ne peux m’empêcher de penser au Père Goriot ou à Thérèse Raquin. Ces tout-petits livres qui sont des sommets d’ignominie. Du très grand art. Une maîtrise narrative qui me fiche la chair de poule à chaque fois que je m’en souviens.
Je n’irai pas à l’enterrement de ma grand-mère… c’est bien dommage. Je lui dois une partie de mon sang sarthois, une partie de la terre de mes ancêtres paysans. Je la garde dans ma pensée, c’est le meilleur moyen de la faire encore un peu vivre, même si mes souvenirs de nos dernières rencontres sont lointains.

A propos de décès, j’ai perdu un ami au début de l’année. Un garçon que je voyais très peu à la vérité. Nous nous contactions le plus souvent par nos cartes postales lorsque nous voyagions, par nos coups de fil à nos fêtes ou aux anniversaires. Le sien tombait le jour de la première élection de François Mitterrand. Une date symbolique pour moi et donc facile à me rappeler. Je pense l’avoir vu physiquement pour la dernière fois très diminué à l’Amnésia. Je l’avais raccompagné à Saint-Michel pour qu’il prenne son RER en partance pour Versailles. Nous avions batifolé ensemble quelquefois en 1994/95. J’en garde le doux souvenir d’un homme dont la santé a toujours été très chaotique à la suite d’un grave accident de la route. Sa voix était comme nulle autre pareille ; une voix aigüe et presque cassée. Une voix qui le rendait unique et cher à mes pensées. Nous nous étions rencontrés sur les quais des Tuileries où je lisais un livre sur la République de Venise. Ce fut le prétexte qu’il prit pour engager la conversation avec moi. Curieusement, son enterrement a eu lieu un jeudi où j’envisageais de visiter le palais de Versailles. J’ai décommandé cette visite à l’ami qui me l’avait proposée et me suis rendu à la cérémonie religieuse dans la cathédrale Saint-Louis de cette même ville. La vie est faite de coïncidences qui me poursuivent souvent. La ville de Versailles était déjà très chère à mon coeur, elle n’en est que plus mienne par ses événements qui me rattachent à elle.

Week-end du 10-12 mars2006

mars 12, 2006

Cela a commencé vendredi soir par un repas chez un bon copain. Nous étions trois. Nous avons dîné puis nous avons vu une bluette allemande (malheureusement en version française) qui m’a beaucoup diverti. Ca s’appelle “Summer Storm”. Sans ambition aucune et vraiment basique mais j’y ai pris du plaisir. Un lien : Summer storm

La journée du samedi s’est passée calmement avec une incursion au BHV bondé par les “6 Jours”. Tout le monde y était et cela m’a découragé d’acheter quelque chose. Pour ne rien arranger, le magasin n’avait pas en stock ce que je voulais. Je verrai une autre fois. J’ai donc fait 100 % d’économie ce jour-là (à noter d’une pierre blanche).
Entre-temps les contacts habituels des sites de rencontres sur internet. Avec de bons copains que j’ai toujours plaisir à croiser pour connaître les dernières nouvelles du front.
Quelques nouveaux m’ont proposé des plans webcam, des rencontres physiques, des promesses de rencontres, etc. Le truc habituel en fait.
J’étais un peu peiné du lapin d’un bruxellois qui a joué l’Arlésienne bien qu’il m’ait contacté deux fois pour connaître mes coordonnées téléphoniques. Ca fait partie du jeu, donc je ne lui en veux pas particulièrement mais cela n’empêche pas d’en être attristé.
Je pensais aller à la Bear Party, mais samedi soir je n’avais pas la grande forme et je suis resté sagement chez moi à m’endormir à moitié sur “Tommy” opéra-rock des Who. C’est très kitsch, mais j’aime le kitsch quelquefois. Et Ken Russell, le réalisateur, est un monument que je porte en très haute estime (voir “les Diables” , c’est magnifique).
J’ai zappé ensuite les chaînes qui ne passaient que des nanars dont un a capté un peu plus mon attention : une beauté blonde qui sème la mort sur son passage et doit rejoindre un homme immortel. Là aussi je me suis plus ou moins endormi.
Ma journée de dimanche a recommencé de plus belle sur internet et les anciens, les nouveaux, les habituels contacts.
J’y ai admiré un “ancien” amant qui est finalement très appétissant et dont ma mémoire avait fait l’impasse. Je me souviens que c’était un bon coup mais la plastique de son corps était lointaine dans ma mémoire.
Enfin j’ai rencontré un très gentil garçon qui m’avait contacté la veille sur internet. Il voulait aller voir l’exposition à la mairie de Paris, mais le dimanche c’est fermé. Je lui ai proposé d’aller au Petit-Palais… et voilà. Nous y sommes allés ensemble et j’en suis content.
Il est doux, agréable et charmant. Nous n’avons pas su comment nous dire au-revoir ou adieu à la fin de la visite, mais j’ai beaucoup aimé sa présence à mes côtés. Je suis timide et je n’aime pas les râteaux.
Enfin, avant de revenir chez moi, je suis allé au Virgin des Champs-Elysées. Bien m’en a pris, le “Don Giovanni” en DVD était moins cher qu’à la Fnac. Et j’ai craqué pour “Punk Attitude” qui me fera toujours penser à mon frère ; heureusement que je l’avais pour me faire connaître autre chose que la musique classique.
Je ferai aussi une petite incursion chez les Placebo dont le concert que j’ai vu hier soir à la télévision m’a bien plu. Une belle voix de chanteur. J’en ai acheté deux albums. Je verrai bien si cela me plaît.
Et pour finir, je viens de remettre pour la deuxième fois d’affilée “La Folia” dirigée par Jordi Savall : c’est l’un de mes airs préférés et cela fait partie de mes drogues douces dont je suis friand. L’air est simple à retenir, espagnolisant mais la diversité qu’en ont fait tous les compositeurs du Portugal, Espagne, Italie, France est un éternel bonheur pour moi. Un peu à l’exemple des Barricades mystérieuses de Couperin qui me remuent toujours profondément.

Considérations sans queue ni tête.

mars 12, 2006

Article écrit entre le 12 et le 19mars2006

“Gladiator” de Ridley Scott.
Dimanche soir j’ai vu une nouvelle fois le “Gladiator” de Ridley Scott. En 2000, j’avais trouvé ça ennuyeux et après m’être endormi dans la salle de cinéma, j’étais parti en plein film car je le trouvais lourd et poussif (la même opinion pour l’ “Alexandre” pitoyable de O. Stone).
A cette deuxième vision, je suis moins catégorique. Il y a quelques scènes qui méritent l’attention ; les combats dans l’arène en l’occurrence sont très intéressants et bien tournés.
En revanche, les passages de “lévitations” à la “Rumble Fish/Rusty James (F F Coppola) du héros, ainsi que l’arrivée aux Champs-Elysées où Russell Crowe caresse les blés (plan digne d’une publicité pour Monsanto ou d’un clip de Mylène Farmer), sont niais et veulent être des clin-d’oeils à d’autres films américains dont Scott aurait pu se passer pour légitimer son oeuvre, voulant peut-être se donner une généalogie cinématographique.
La qualité de la reconstitution virtuelle de Rome est très laide et ne vaut pas le carton-pâte de Cléopâtre et Ben Hur qui donnaient un sentiment de réel que je ne retrouve pas dans la technologie de pointe d’aujourd’hui.
Russell Crowe érotise le film à lui seul et je lui en suis gré ; c’est un très beau mâle dans la lignée des héros de péplums d’antan.

“Johnny s’en va t’en Guerre”.
La même soirée, “Johnny s’en va t’en Guerre” est repassé. J’aime beaucoup ce film par son minimalisme et le message qu’il laisse derrière lui. Ce pauvre homme-moignon que l’on drogue afin qu’il ne puisse pas montrer ce que la guerre a d’immonde une fois les dégâts physiques causés. Cette infirmière dévouée qui sacrifie son corps et un peu son coeur à ce type qu’elle prend en affection et pitié. Ce désir de communiquer avec l’entourage en utilisant le code Morse, mais qui sera compris comme une menace pour le contre-exemple que cela donnerait à la chair à canon, si cette volonté de dire l’horreur d’être un légume-pensant est ébruitée par les médias.
En voix-off, le mutilé s’exprime. Mais il est impuissant. Il crèvera progressivement, car on ne veut pas le faire mourir tout de suite. Mais il crèvera en silence ; c’est tout ce que l’armée et la nation lui demande.

Sélection pour l’Eurovision 2006.
Il y a vraiment des garçons qui ont de belles gueules, de beaux yeux et de belles voix. Pour le côté sexy de l’émission, ça valait le coup. En revanche, je suis triste à chaque fois, d’entendre ces duos/trios/quatuors/quintette… de voix qui ne se marient pas ensemble et qui chantent de la variété battue/rebattue et qui passe à longueur de temps dans les Star Academy, A la Recherche de la Nouvelle Star et autre… on ne peut pas les laisser seuls pour une ou deux chansons et nous laisser entendre leurs capacités interprétatives.
Je ne regarderai de toute façon pas l’Eurovision ou peut-être par hasard, comme l’année ou Fogiel et Dave s’étaient déchaînés à l’antenne pour mon grand plaisir.

“Les Femmes s’en balancent”.
Je connaissais le nom de Lemmy Caution et je n’ai aucune idée de la façon dont il est resté dans ma mémoire. Toujours est-il que j’ai vu ce nanard, car vraiment s’en était un. Mais à la vue de l’une des actrices (Nadia Gray ??), mon sang n’a fait qu’un tour : une blonde extraordinairement pulpeuse avec des décolletés à faire douter un prêtre et des tenues où l’épilation du maillot devait être absolument nécessaire. Ca m’a diverti et beaucoup amusé. Mais l’intrigue était vraiment très-très série Z.

“Irma la Douce”.
Billy Wilder a reconstitué Paris. Un Paris de pacotille mais enfin il parle crûment de la prostitution. Le film est très drôle car les acteurs sont brillants (Jack Lemmon et Shirley MacLaine). La scène du panier à salade où le “flic” embarque les “putes” dans la fourgonnette est merveilleuse de comique. Ainsi que la scène de bagarre avec le “mac” d’Irma que ce gringalet de Nestor va mettre à terre grâce à une boule de billard. C’est drôle et en même temps très sérieux. Comment garder une femme à soi sans le lui dire. Risquer de la perdre car l’on travaille comme un forçat pour la séduire sous les apparences d’un lord anglais richissime. Toujours surpris de la liberté de ton du cinéma d’antan (1963). Evidemment, Billy Wilder connaissait bien “l’Ange bleu” et le ton y était, bien avant son film, très libertin et sans fards. Mais j’ai le sentiment que la production hollywoodienne devient si pudibonde de nos jours que cela me fait du bien de voir ce qu’elle a produit auparavant. A choisir entre ce film et “Amélie Poulain”, il n’y a pas de doute, c’est le plus ancien que j’apprécie pour la peinture d’un Paris inventé par le cinéma. Il est bien plus réaliste et honnête.