Archive de la catégorie «Musique»

Carmen (Georges BIZET)

août 16, 2007

Ecouté en fond sonore.

Le style de Karajan est lourd, les chanteurs ne m’ont pas fait vibrer.C’est très moyen selon mon opinion de néophyte.

Je préfère la version avec Victoria de Los Angeles (qui n’est pas filmée, malheureusement). C’est beaucoup plus vivant quand l’oeuvre est dirigée par Thomas Beecham, voire par Claudio Abbado avec Teresa Berganza.carmen.jpg

Frissons… ” Les Bienveillantes “, ” Le Bourgeois Gentilhomme “, Beethoven et Furtwängler.

mars 4, 2007

Hier soir, j’ai fini de lire ” Les Bienveillantes ” de Jonathan Littell : le frisson est, comme d’habitude, venu me caresser le dos à la dernière page du livre. C’est fréquent chez moi quand je termine la lecture d’un bon roman. Je le sens venir progressivement et, tout d’un coup, il monte progressivement. C’est l’un de mes plus grand plaisir, même si je suis très souvent triste de quitter un auteur qui m’a donné autant de joie.
Ce matin, un ” Bourgeois Gentilhomme ” de Molière sur Arte : j’ai beaucoup ri et ne me lasserais jamais de lire, entendre, voir Molière. Je suis français de naissance et c’est celui que je préfère de tout le théâtre de France. Si j’étais né en Angleterre, je lui préfèrerais certainement Shakespeare, que j’adore aussi.
C’était une excellente interprétation et je remercie ces comédiens de m’avoir tant amusé au lever du lit.

Nouveau frisson ” à cause de ” Furtwängler ou Beethoven, ou l’alliance de ces deux hommes.
Les ” Bienveillantes ” se passant en partie à Berlin, rien ne vaut donc un détour dans les oeuvres interprétées par Furt pendant les années de guerre avec le Berliner Philharmoniker ou le Wiener Philharmoniker (oct.1940-dec.1944).

Quel gâchis d’avoir mis à feu et à sang la plus grande partie du monde pour une idéologie stupide et monstrueuse !

Dmitri Dmitrievitch Chostakovitch (1906-1975) compositeur russe

septembre 12, 2006

Nous commémorons aujourd’hui (calendrier julien) les cents ans de la naissance de ce compositeur russe.
Je ne peux dire le plaisir que j’ai à écouter régulièrement ses quatuors à cordes. C’est quelque chose d’unique et de merveilleux, de rugueux, de triste et quelquefois passionné.
Les quatuors à cordes, dans la longue lignée des Haydn, Mozart, Beethoven, Bartók, sont des ensembles magnifiques pour la musique de chambre. Peut-être les plus beaux ensembles lorsque les quatre artistes (deux violons, un alto, un violoncelle) dialoguent selon les différentes combinaisons que les compositeurs ont écrites sur une partition. Ceux de Chostakovitch sont parmi les plus beaux de la création musicale mondiale, mais les plus sombres aussi.

Chostakovitch n’a pas eu de chance, car il a été l’instrument de Staline et du parti communiste jusqu’à la mort du dictateur en 1953. Il a écrit beaucoup d’oeuvres de commande dont la musique de films respectant les canons du réalisme soviétique. Son œuvre pessimiste ne nous montre pas un musicien heureux d’être soviétique et beaucoup considèrent sa musique comme une critique du régime totalitaire en place.
J’aime un peu moins ses symphonies, mais c’est un terrain encore presque inconnu pour moi. Avec le temps, peut-être trouverai-je du plaisir à leur écoute répétée.

Pour avoir un petit cours de musique agréable et riche d’enseignement, je conseille ” la leçon de musique ” consacrée à Dmitri Chostakovitch, de Jean-François Zygel (DVD).

Elisabeth Schwarzkopf (1915-2006)

août 4, 2006

Un peu attristé ce matin d’apprendre le décès de l’une des plus grandes cantatrices du 20ème siècle.
Elle minaudait à merveille dans Mozart, elle était sublime chez Richard Strauss.
Elle avait du coffre, elle avait de la voix, elle était vraiment très belle.
Heureusement qu’elle restera éternelle par le disque.

Article assez complet sur la diva au passé sulfureux (mais malheureusement c’était l’époque qui voulait ça en Germanie, entre 1933 et 1945) Wikipédia.

Ligeti, Mozart, Glenn Gould

mai 14, 2006

Hier a été une journée musicale passée chez moi.
Rester chez soi est le moyen que l’on a quelquefois d’écouter ses disques compacts et de se faire plaisir à les réentendre.
J’avais un système de pastilles autocollantes il y a plus de dix ans qui me permettait de savoir si j’avais écouté telle ou telle œuvre, grâce à cela je pouvais passer à la suivante et ainsi ne pas oublier un CD de dessous les fagots.
Au bout de quelques mois, j’ai laissé tomber car cette systématisation n’était plus possible en raison du temps que cela prendrait à écouter l’intégralité de ma discothèque de musique classique.
Ma technique actuelle est donc le piochage dans les rayons, souvent le hasard ou ce que je lis ou entends autour de moi influencent mon choix.
Est-ce la nostalgie de Stanley Kubrick qui m’a incité à choisir ce compositeur du 20ème siècle ? Peut-être.
J’ai découvert Ligeti grâce à “Musica Ricercata” utilisé dans le plus beau des films de Kubrick “Eyes wide shut “. C’est un univers étrange et original, un style unique et froid. J’adore.
Le réalisateur a utilisé d’autres oeuvres (“Requiem”, “Lux Aeterna” et “Atmosphères”) dans son “2001, l’Odyssée de l’Espace” pour servir de musique d’accompagnement au monolithe. C’est si beau dans ces films que l’on ne peut qu’être bouleversé par ces oeuvres contemporaines.
Hier, ce fut la continuité de la semaine passée à écouter quelques oeuvres instrumentales de György Ligeti qui m’a conduit à entendre ” le grand Macabre “.
C’est un opéra que j’aime beaucoup par sa musique, son côté farce burlesque, son “Sprechgesang”, ses utilisations sonores inattendues (klaxons, sirènes). L’histoire est ubuesque, elle n’a ni queue ni tête, ou bien si, elle est une métaphore sur le pouvoir, la mort, l’amour, la fin du monde. Des thèmes récurrents dans l’art en fait, réunis en une seule pièce musicale presque monstrueuse mais oh combien intéressante et passionnante.
J’aime le Sprechgesang (le parlé-chanté) que l’on retrouve chez Richard Strauss dans ” Salome ” et dans le sublissime ” Woyzzeck ” de Berg. C’est toujours un grand bonheur d’entendre cette langue déclamée entre le chant et la diction, même si l’on dit que les chanteurs ne savent pas parler et que les acteurs ne savent pas chanter… Cruel dilemme dans le choix des oeuvres enregistrées qui utilisent ce procédé d’expression : de bons chanteurs mais à la diction improbable (chanteurs non-allemands souvent) ou de bons comédiens, chanteurs de moyenne catégorie. Ce n’est pas grave en soi. Une œuvre s’apprécie dans son ensemble et il faut savoir laisser les petits détails imparfaits de côté.
Je conseille donc ce délicieux opéra dont les versions Howarth (chez “Wergo”) et Salonen (chez ” Sony”) me charment tout autant.

La RTBF a diffusé hier, l’Eurovision des Jeunes Musiciens 2006 à Vienne (Autriche). Thème obligatoire pour cette année : Mozart évidemment. A 21h00, je trouve que l’heure était très appropriée pour montrer ce concours. Y a-t-il une chaine de télévision française qui a jugé bon de le montrer ?
Bon, qui ne connaît pas Mozart et ses oeuvres les plus célèbres ? Le musicien que tout le monde reconnaît dès les premières notes jouées. Je prends toujours plaisir à entendre ses oeuvres, ça paraît tellement facile… c’est peut-être ça son génie. Merci à la RTBF de m’avoir montré cette finale de concours où les musiciens classiques étaient bons, où l’on a pu voir des musiciens “folkloriques” réinterpréter des oeuvres de Mozart (balalaïkas, trompettes, chanteurs d’Afrique du Sud). Deux interprètes ont joué de l’orgue de verre : c’est vraiment un très bel instrument ; toujours le beau souvenir de ” E la nave va ” de Fellini (la scène du concert de verres de cristal est un “must”).

Pour finir en beauté, Arte a diffusé un portrait de Glenn Gould très intéressant.
J’ai découvert ce pianiste par des cassettes audios que j’ai achetées dès mes premières paies. Les premières oeuvres que j’ai connues, jouées par lui, furent ” les Variations Godlberg “, une transcription d’un opéra de Wagner dont je ne me souviens plus le titre et des transcriptions de Liszt pour une symphonie de Beethoven.
Je me suis rendu compte que quelque chose n’allait pas dans mes auditions de ces oeuvres, mais je ne savais quoi. J’ai mis beaucoup de temps à comprendre ce qui me surprenait et quand je l’ai compris, j’ai trouvé ça magique, attendrissant, énorme : Glenn Gould chante quand il joue. Nous avons le son du piano et sa voix en prime.
Je le comprends tellement dans son besoin de dire la musique quand on la joue ou l’entend, que c’est peut-être le musicien le plus humain que je connaisse. L’œuvre est intériorisée et interprétée par le corps entier.
Son répertoire évidemment me touche beaucoup : Bach est le monstre sacré de mon Olympe. Les variations Goldberg un monument. Mais il s’est aussi intéressé à Schoenberg, Schubert, Beethoven, Mozart.
Ce documentaire de Monsaingeon nous présente le pianiste lors de ses enregistrements et l’idolâtrie de certaines qui entretiennent sa mémoire.
Je ne suis pas un musicien professionnel et n’ai pas de culture musicale apprise par le solfège ou la pratique d’un instrument de musique (j’ai une formation basique de collège). Je ne peux donc pas faire une critique technique de sa façon de jouer, qui semble-t-il est très influencée par sa position basse devant son piano, mais il a sa manière à lui de jouer. Il est virtuose, il est méticuleux. Il a beaucoup travaillé en studio et donc ses enregistrements manque quelquefois de spontanéité. Mais une œuvre jouée par lui est une manière différente de l’entendre ; cela permet d’appréhender autrement un morceau de musique, il modifie les tempi et donc accentue telle ou telle partie de la partition.
Ce documentaire est vraiment beau et enthousiasmant (je n’aime pas beaucoup ce dernier adjectif à cause de sa référence religieuse, mais bon…)

1ère symphonie de Gustav Mahler (1860-1911)

avril 16, 2006

Ca en jette et je re-découvre cette puissance que j’ai pourtant déjà écoutée maintes et maintes fois.
Pouvoir évocateur, richesse des sons, originalité des thèmes musicaux. C’est beau et remuant.
C’est vrai que c’est le Concertgebow et Bernstein, mais on gagne toujours à écouter et écouter encore les mêmes morceaux. Quelquefois interprétés par d’autres artistes.
Ce que j’adore dans le répertoire de Mahler, ce sont les ” Lieder eines fahrenden Gesellen ” et le très touchant ” Des Knaben Wunderhorn ” qui est un sommet du chant allemand.
Je pense que je vais rester chez moi pour écouter toutes ses symphonies en ce dimanche de Pâques. (Mais où est bien passée ma 8ème symphonie ? …)

Hier matin j’ai paressé dedans mon lit pour regarder et donc écouter le ” Cosi fan tutte ” de Mozart. C’est un DVD vendu pour par trop cher à la Fnac et chez Virgin (Teatro alla Scala). Dirigé par Ricardo Muti et chanté très honorablement par des gens inconnus de ma très modeste culture opératique.
Le plaisir y est car c’est bien filmé, le son est bon, les chanteurs ne sont pas mauvais, même si la performance de la Despina de Adelina Scarabelli dépasse toutes les autres voix. Je lui tire mon chapeau, même pour son jeu de scène irrésistible.
J’ai été sensible bien sûr aux magnifiques décors et aux costumes “d’époque” (je ne suis pas très partisan des adaptations projetées à une autre époque). Combien de fois suis-je allé à l’opéra pour ne voir que des chanteurs certes très bons, mais dans des décors inexistants et dans des costumes d’une sobriété désespérante. Je veux du spectacle et du costume. Je n’aime pas l’austérité, surtout quand je vais écouter/voir Armide de Lully.
Quand au thème du livret de ” Cosi fan tutte “, beaucoup devrait en prendre de la graine et arrêter de faire des généralités de leur expérience personnelle, sur la fidélité ou non des femmes. Sur la constance des hommes ou non. Cet opéra est libertin, il est frais. Il est redoutable et extrêmement pervers. Mais le plaisir est toujours là quand on écoute les ” Smanie implacabili ” ou ” Come scoglio ” par exemple.
Cet opéra est considéré pour beaucoup comme le plus beau de tous. Mozart y a mis beaucoup de choses qui en font une oeuvre très agréable, avec de beaux ensembles de voix qui se conjuguent entre elles.

A propos de ” Cosi fan Tutte “

Le 24avril2006. [J’ai retrouvé ma 8ème symphonie, mais j’ai perdu mes ” Concertos pour violoncelle ” de Joseph Haydn). Zut. Et finalement, à écouter toutes les symphonies de Mahler, la 1ère est peut-être la plus intéressante à mon goût).

Les Sonates pour violoncelle et piano de Beethoven

mars 4, 2006

Beethoven. Le préféré de mon enfance. On l’entend si peu ou de moins en moins. Et avec cet anniversaire de Mozart nous allons encore plus l’oublier.
J’écoute ce merveilleux bijou des sonates op 5 op 69 et op 102.
Ca coule de source, l’enregistrement est d’une clarté extraordinaire (Pierre Fournier, Friedrich Gulda).
C’est enjoué et l’on entend ce dialogue entre le piano et le violoncelle qui finissent leur jeu à l’unisson à la fin de chaque pièce.
A propos de l’une de ces oeuvres, un lien à voir :

SONATE N°1 EN FA MAJEUR, opus 5 N 01

J’imagine un salon début 19ème siècle avec café, chocolat, dames et messieurs… un après-midi en musique de chambre.