
Archive de la catégorie «Livres»
Prenez l’Avion (Denis Lachaud)
janvier 9, 2009Frédéric de Hohenstaufen (Jacques Benoist-Méchin)
septembre 21, 2008
Avant de dire quoi que ce soit sur le livre, il faut s’intéresser à son auteur. Je n’ai fait qu’une recherche sommaire sur Wikipedia et voici ce que j’en apprends : Jacques Benoist-Méchin.
On voit que l’homme sentait le soufre, mais cela n’enlève rien à la qualité de son travail. Son style est clair, il n’hésite pas à revenir sur certains points qui pourraient nous avoir échappés. Ses qualités d’écrivain sont évidentes. Les notes en fin de volume, les annexes, les cartes, les nombreuses illustrations aident à une meilleure compréhension de cette époque lointaine. Très grand plaisir à découvrir cet empereur grâce à cet auteur.
Cependant, très vite, Frédéric revint à une conception plus sereine des choses. Changeant de tactique, il recourut à d’autres arguments et fit porter toutes ses attaques contre le Pape dans le domaine où il était le plus vulnérable. ” Un aspect très significatif de la propagande antipapale à laquelle se livra Frédéric “, nous dit Georgina Masson, dans le beau livre qu’elle a consacré au chef de la Sixième Croisade, ” fut son insistance à dénoncer la corruption de l’Eglise ; car en la matière, le monde se rendait de plus en plus compte qu’il disait la vérité… La rapacité d’Innocent, celle de la horde de ses parents et des ses parasites qui l’avaient suivi à Lyon, étaient rapidement devenues la risée de tous. Déjà il avait, sans le consentement du Chapitre, essayé d’introduire des parents étrangers dans les prébendes vacantes de l’Eglise de Lyon. Les chanoines lui avaient pourtant résisté et l’avaient prévenu qu’ils n’interviendraient pas, si la populace hostile noyait ses parents dans le Rhône ! L’archevêque de Lyon fut si écoeuré de la simonie et de l’avarice de la Cour pontificale qu’il se retira dans un monastère. Philippe de Savoie, qui n’était même pas prêtre, fut élevé au siège de Lyon ainsi qu’à celui de Valence ; il reçut en outre bien d’autres bénéfices, simplement parce que son appui était utile au Souverain pontife. Les exactions des collecteurs d’impôts pontificaux en Angleterre dépassaient les bornes, et cependant le Pape criait misère, provoquant ainsi des commentaires acides de la part d’hommes d’Eglise anglais même favorables au Pape, comme Mathieu de Pâris et Robert Grosseteste. Des diocèses vacants en France et en Angleterre reçurent pour titulaires des neveux d’Innocent, à la grande fureur des populations locales ; les richesses s’amoncelaient dans la famille des Fieschi. Un neveu du Pape, Perceval, devint célèbre comme prêtre le plus riche de la Chrétienté. La chose tournait maintenant au scandale public ; des pamphlets injurieux, dont les révélations n’étaient que trop vérifiables, se multipliaient ; et, inévitablement, la réputation du Saint-Siège en tant qu’Institution divine était discréditée, du fait des actes de l’homme qui détenait alors la charge suprême. La décadence de l’influence de la Papauté sur les âmes date d’Innocent ; avec ses doigts crochus, il inaugura la destruction des liens spirituels qui avaient enserré le monde médiéval en l’unissant au Saint-Siège “. [p.473-474]
Lorsque Louis IX quitta Cluny, nous dit Mathieu de Pâris, il était à la fois triste et indigné, ” car il n’avait trouvé chez le Pape, qui était pourtant ” le serviteur des serviteurs de Dieu “, aucun sentiment véritablement chrétien “. Ce jugement porté contre un pape est d’autant plus accablant qu’il a été formulé par la bouche d’un homme qui n’allait pas tarder à être canonisé. [p.476 - Mathieu de Pâris : MG SS XXVIII].
Cet esprit d’aventure, Frédéric le connaissait bien, lui qui avait dédié un de ses poèmes „ A une fleur de Syrie “. Et cet „ amour lointain “se paraît aussi pour lui de l’attrait de recueillir une foule de connaissances nouvelles. Mais ce qui le séparait fondamentalement de ses contemporains, c’était qu’il ne croyait pas en la vertu rédemptrice de la douleur. Or, ne pas y croire, n’était-ce pas commencer à mettre en doute les souffrances, par lesquelles Jésus avait racheté les hommes ? Plus encore, n’était-ce pas mettre en doute la Rédemption elle-même ? Il y avait, dans le christianisme, un culte de la douleur, auquel le tempérament de Frédéric était foncièrement étranger, C’est cela, bien plus que son aristotélisme ou son attitude amicale envers les Musulmans, qui le rendait suspect à des croyants intégristes, comme le Grand Maître des Templiers ou le Patriarche Giraud,
Qu’il ait obtenu la restitution des Lieux saints sans tirer son épée du fourreau ni verser une goutte de sang, était, à ses yeux, la plus méritoire des prouesses. Mais il n’en allait pas de même pour la grande masse des pèlerins qui l’avaient accompagné. Puisque sa croisade n’avait pas jalonnée de combats meurtriers ; puisqu’elle n’avait pas été „ sanctifiée “ par un bain de sang, ils se sentaient frustrés de ce qui était, pour eux, la raison essentielle de cette entreprise : assurer le salut de leur âme en identifiant leurs souffrances à celles du Crucifié. [p.574]
[A propos de la septième croisade] Ce manque d’effectifs était dû, en grande partie, à Innocent IV. Celui-ci avait publié un rescrit aux termes duquel ” quiconque prenait la Croix et partait pour la Terre sainte assurait le salut de son âme ; mais celui qui se croisait sans partir la sauverait aussi, à condition de verser une forte somme à titre de compensation – ce que firent la plupart des seigneurs. C’était un moyen astucieux de remplir les caisses du Saint-Siège. Mais c’était aussi un acte de simonie flagrant. Frédéric ne manqua pas, en évoquant ce texte, de rendre le Pape responsable de l’échec de Louis IX. [note 431 - page 670].
Incendiaire (Chris CLEAVE)
août 20, 2007L’auteur masculin se met dans la peau d’une femme anglaise vivant à Londres, épouse soucieuse du confort de son mari, mère attentive aux besoins de son enfant de 4 ans et 3 mois.
Avant le drame, cette femme est sur les nerfs, car son mari est démineur à Scotland Yard : elle a peur de le perdre s’il se trompe un jour en coupant le fil rouge ou vert qui permet la mise à feu des engins de mort déposés là par un terroriste en herbe.
La famille vit dans un quartier où d’un côté de la rue, ce sont des HLM et de l’autre un quartier résidentiel peuplé de bobos.
S’il n’y avait cette peur de perdre son mari à chaque instant, peut-être que l’héroïne ne chercherait pas à se rassurer dans les bras d’autres hommes. Les hommes la calment, elle a besoin de leur présence physique pour évacuer son stress de vivre.
Lorsque le stade de football explose pendant le match Chelsea/Arsenal, il y a quelque chose qui se détraque dans la vie de cette londonienne. Elle se met à écrire une longue lettre à Oussama ben Laden et lui raconte la vie d’une famille d’Anglais moyens, qui ne demande qu’à couler des jours heureux, en bonne intelligence avec ses voisins de toutes couleurs ou nationalités.
Le texte du roman est drôle, les images que la rédactrice utilisent pour exprimer sa pensée sont originales et souvent cocasses. Mais leur répétition devient à la longue une facilité d’écriture dont l’auteur aurait pu se passer.
La critique de la société londonienne est acide et désabusée. L’univers de cette femme écorchée vive ne peut se concevoir qu’avec l’aide de Valium, d’alcool et de colère finalement rentrée en elle-même, car elle se sent coupable. Coupable de n’avoir pas été l’épouse, la mère modèle, coupable d’être née du mauvais côté de la rue, coupable d’aimer les hommes qui ont besoin d’elle pour le sexe et pour se sentir vivre. Londres est une grande capitale dans laquelle les individus ne pensent qu’à eux, à leur individualité.
C’est loin d’être un roman optimiste.
Oussama n’a-t-il pas déjà gagné la partie sans avoir à faire sauter des bombes ? Les Anglais ne s’aiment plus, ils s’utilisent pour ne pas sombrer dans la dépression. C’est une vision noire et triste, angoissante et sinistre. Loin des clichés habituels que les médias nous présentent de la réussite économique du Royaume Uni.
La Compagnie – Le grand Roman de la CIA (Robert LITTELL)
août 19, 2007Roman d’espionnage, il se boit comme du petit lait. Les pages défilent à une vitesse extraordinaire (il y en a 1222) ; elles sont passionnantes et riches en rebondissements.
Je suis tout de même déçu par la fin du roman, car l’auteur fait mourir tous les espions pro-russes. Il y a du manichéisme qui m’énerve vraiment : le bien a fini par triompher du mal. C’est réducteur et basique.
Les passages surprenants sont ceux où Jack Kennedy et Ronald Reagan sont mis en scène.
Même si ce n’est qu’une fiction, nous plongeons dans la vraie histoire et cette piqûre de rappel sur les événements de la guerre froide n’est pas inutile.
Les héros sont attachants.
La traductrice a très bien travaillé, peut-être est-ce l’écriture de Robert Littell qui est d’une grande clarté en langue anglaise ?![]()
Adolphe – Benjamin Constant (1767-1830)
juillet 21, 2007Une langue française magnifique, une histoire triste mais qui ne me semble pas cynique. Voilà les deux passages que j’ai notés :
” Les six mois que m’avait accordés mon père étaient expirés ; il fallut songer à partir. Ellénore ne s’opposa point à mon départ, elle n’essaya pas même de le retarder , mais elle me fit promettre que, deux mois après, je reviendrais près d’elle, ou que je lui permetrais de me rejoindre : je le lui jurai solennellement. Quel engagement n’aurais-je pas pris dans un moment où je la voyais lutter contre elle-même et contenir sa douleur ! Elle aurait pu exiger de moi de ne pas la quitter ; je savais au fond de mon âme que ses larmes n’auraient pas été désobéies. J’étais reconnaissant de ce qu’elle n’exerçait pas sa puissance ; il me semblait que je l’en aimais mieux. Moi-même, d’ailleurs, je ne me séparais pas sans un vif regret d’un être qui ne m’était si uniquement dévoué. Il y a dans les liaisons qui se prolongent quelque chose de si profond ! Elles deviennent à notre insu une partie si intime de notre exitence ! Nous formons de loin, avec calme, la résolution de les rompre ; nous croyons attendre avec impatience l’époque de l’exécuter : mais quand ce moment arrive, il nous emplit de terreur ; et telle est la bizarrerie de notre coeur misérable, que nous quittons avec un déchirement horrible ceux près de qui nous demeurions sans plaisir ” .
” Je la quittai : je ne rentrai qu’avec tous ses gens pour assister aux dernières et solennelles prières. A genoux dans un coin de sa chambre, tantôt je m’abîmais dans mes pensées, tantôt je contemplais, par une curiosité involontaire, tous ces hommes réunis, la terreur des uns, la distraction des autres, et cet effet singulier de l’habitude qui introduit l’indifférence dans toutes les pratiques prescrites, et qui fait regarder les cérémonies les plus augustes et les plus terribles comme des choses convenues et de pure forme ; j’entendais ces hommes répéter machinalement les paroles funèbres, comme si eux aussi n’eussent pas dû être acteurs un jour dans une scène pareille, comme si eux aussi n’eussent pas dû mourir un jour. J’étais loin cependant de dédaigner ces pratiques ; en est-il une seule dont l’homme, dans son ignorance, ose prononcer l’inutilité ? Elles rendaient du calme à Ellénore ; qu’elles l’aidaient à franchir ce pas terrible vers lequel nous avançons tous , sans qu’aucun de nous puisse prévoir ce qu’il doit éprouver alors. Ma surprise n’est pas que l’homme ait besoin d’une religion ; ce qui m’étonne, c’est qu’il se croie jamais assez fort, assez à l’abri du malheur pour oser en rejeter une : il devrait, ce me semble, être porté, dans sa faiblesse, à les invoquer toutes ; dans la nuit épaisse qui nous entoure, est-il une lueur que nous puissions repousser ? Au milieu du torrent qui nous entraîne, est-il une branche à laquelle nous osions refuser de nous retenir ” ?
Le Jeu des Perles de Verre – Hermann HESSE
mars 10, 2007Un peu comme la Pastorale de L.v. Beethoven avant la 9ème : le calme avant la tempête.
Un monde à part, l’évolution lente de Josef Knecht (en français : le valet, le serviteur) au sein d’une école (Castalie) formant une élite de pensée qui est éloignée de la vie profane. De maître à penser à élève studieux.
Il y a cette tentation de la vie dans le siècle et le retirement dans un espace éloigné de tout ce qui peut altérer la réflexion sur ce qui représente l’essentiel de la pensée intellectuelle. Cela fait-il référence à Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche, cet ermite qui monte dans la montagne pour y méditer avant de redescendre et se confronter à la vraie vie ?
Le titre lui-même est presque une supercherie, car l’on s’attend à entrer dans un jeu et nous ne saurons jamais à quoi rime ce jeu des perles de verre. A moins d’avoir fait l’impasse sur son explication dans quelques lignes ou pages, je n’en connais pas la règle et Hermann Hesse ne nous en donne pas les clefs.
Dans un long récit comme celui-là, la fin est essentielle, car c’est le dernier souffle du livre et souvent la dernière impression nous laisse le meilleur souvenir, celui qui grave à jamais le sentiment que l’on gardera toute sa vie. La mort du maître du jeu des perles de verre dans un lac, alors qu’il rejoint son nouvel élève dans l’eau glaciale, cela afin de montrer que même un vieil homme est capable de sacrifice pour séduire celui auquel il voudrait transmettre la sagesse acquise par la réflexion et l’expérience : un arrêt cardiaque soudain, l’effacement de la vie comme un coup du sort.
De la page 460 à 468 (Le Livre de Poche – édition 02/2005), il y a une réflexion sur l’Histoire qui est peut-être en partie la clé du livre.
A ma grande honte, je sais avoir lu du même auteur ” Le Loup des Steppes” (beaucoup aimé), “Narcisse et Goldmund”, “Rosshalde”, mais je n’en garde aucun souvenir précis.
Frissons… ” Les Bienveillantes “, ” Le Bourgeois Gentilhomme “, Beethoven et Furtwängler.
mars 4, 2007Ce matin, un ” Bourgeois Gentilhomme ” de Molière sur Arte : j’ai beaucoup ri et ne me lasserais jamais de lire, entendre, voir Molière. Je suis français de naissance et c’est celui que je préfère de tout le théâtre de France. Si j’étais né en Angleterre, je lui préfèrerais certainement Shakespeare, que j’adore aussi.
C’était une excellente interprétation et je remercie ces comédiens de m’avoir tant amusé au lever du lit.
Nouveau frisson ” à cause de ” Furtwängler ou Beethoven, ou l’alliance de ces deux hommes.
Les ” Bienveillantes ” se passant en partie à Berlin, rien ne vaut donc un détour dans les oeuvres interprétées par Furt pendant les années de guerre avec le Berliner Philharmoniker ou le Wiener Philharmoniker (oct.1940-dec.1944).
Quel gâchis d’avoir mis à feu et à sang la plus grande partie du monde pour une idéologie stupide et monstrueuse !
L’Aveu (Artur London)
janvier 20, 2007(L’auteur a écrit une biographie de Bela Bartók que je dois chercher à me procurer.)
J’ai fini, au début de cette année, ” l’Aveu ” d’Artur London (c’est là aussi un Gaïen qui m’a incité à lire cette autobiographie qui n’était pas dans mes priorités du moment).
Petite difficulté au début pour apprécier le style de (des) auteur(s) : Artur London a écrit avec sa femme pour la version française. Puis tout devient extraordinairement passionnant, poignant, horrible.
En cherchant sur Internet, j’ai daté ma première vision du film de Costa Gavras en 1976. J’avais presque 10 ans. Mes parents toléraient que nous regardions les Dossiers de l’Ecran et les débats qui s’ensuivaient. Ce fut un bon apprentissage de l’utilité du cinéma comme introduction aux débats de réflexion sur la société d’alors.
Tout ce que j’ai lu dans ” L’Aveu ” n’est donc pas une révélation pour moi. C’est seulement une mise à jour de certains événements déplorables qui ont eu lieu il y a plus d’un demi-siècle.
Ce qui me peine le plus, c’est de voir confirmé le besoin que l’homme à de croire en quelque chose (un dieu ou une idéologie) et qu’il est souvent le sujet/jouet de sa crédulité. Le communisme a remplacé le christianisme pour beaucoup. Staline, Mao Ze Dong sont devenus des personnalités infaillibles et toute puissantes. Par goût du pouvoir ou par amour du prochain, certains peuvent être impliqués dans un univers kafkaïen qui ne leur laissera aucune chance de vivre ou de choisir leur mort.
Artur London a vécu une existence exemplaire, des Brigades Internationales à la Résistance française, dans le parti communiste français puis tchécoslovaque. Et pourtant, la machine à broyer du Juif bouc émissaire d’un régime soviétique malade va lui faire subir les châtiments de la prison politique. Des bourreaux nazis, aux bourreaux soviétiques, tout recommence et n’en finit pas de pourrir le bonheur d’être sur terre.
J’ai connu, dans mon cadre professionnel, un homme qui a vécu au goulag pendant 20 ans. Parce qu’un jour j’ai pris du temps pour lui et que nous avons échangé quelques mots russes dont je me souvenais encore, il m’a apporté un livre témoignage de son calvaire.
Outre l’attachement à sa famille, à ses proches, je pense que le besoin de dire ce que l’on a vécu à ceux qui viennent après nous est l’une des meilleures raison qui reste de vouloir vivre les atrocités constantes que les bourreaux infligent. Cela doit aider à tenir moralement. Il le faut bien, car comment ne pas devenir fou en ayant vécu tant de souffrances physiques et morales.
Israël (collectif d’auteurs) De Moïse aux accords d’Oslo
novembre 17, 2006J’ai épousé un Communiste (Philip Roth)
septembre 14, 2006L’ouvrage est moins bien construit que ” Pastorale américaine ” ; il semble un peu décousu. J’ai eu du mal à suivre son développement et le plaisir de la lecture n’était pas toujours là.
Dans ce roman, j’ai peut-être compris le fonctionnement de l’auteur : il excelle dans la description de portraits souvent hauts en couleur. Ses descriptions forment le tissu narratif du livre, un peu comme une oeuvre picaresque où chaque personnage a sa propre histoire mais rejoint une globalité de récit.
Le fil directeur est ici le combat du maccarthisme contre le communisme, plus précisément de la chasse aux sorcières dans le monde de la radio.
Le livre commence par les funérailles faites en grandes pompes d’un canari et se finit par l’enterrement de Richard Nixon. Cette dernière occasion est utilisée par Philip Roth pour passer au vitriol la classe politique américaine toute entière, tous bords confondus (c’est un passage court, mais efficace).
Cependant, il y a quelque chose que je n’arrive pas à déterminer, qui me déplaît dans ce que dit Philip Roth dans son roman. Peut-être aurai-je la solution dans un prochain roman ? J’ai une gêne que je ressens dans ce livre-ci, mais quelle est-elle ?