En premier lieu, parce qu’elle permet la liberté de circulation dans une partie du jardin des Tuileries sur les bords de Seine où je vais lire de temps en temps, les soirs d’été, pour fuir les cris du foot par exemple.
En deuxième lieu, parce qu’il y a une belle concentration de peintures de Chaïm Soutine.
Un généreux gaïen m’a fait le plaisir de couper la file d’attente des nombreux touristes et de m’accompagner dans la redécouverte du musée depuis les travaux de rénovation/réhabilitation de cet édifice vieillissant, surtout connu pour les deux grandes salles hébergeant les Nymphéas de Claude Monet.
Première vue d’ensemble du bâtiment restauré et réaménagé : de l’extérieur, le bâtiment n’est pas laid, les verrières s’intègrent bien dans le paysage. C’est propre et net, j’aime beaucoup.
En revanche, dès que l’on entre, c’est une autre histoire. Les deux cubes de bétons sont moches. Rien de beau ou d’esthétique. Vraiment très grosse déception. On dirait les cabines d’habitation d’un supertanker.
Au bas des marches, le béton règne partout, la rampe d’escalier est minable, une enfilade de tableaux sans harmonie, sans beauté d’ensemble.
Il manque de la chaleur et de l’inventivité. Eclairage naturel des toiles d’un côté de ce ” couloir ” , éclairage artificiel de l’autre côté ?! Pas d’équilibre d’ensemble.
Le reste des toiles, parallèlement au couloir gris, se trouvent dans une succession de salles en enfilade, dont les murs sont de couleurs peu en harmonie avec les toiles impressionnistes.
Les Soutines ont droit à une salle, c’est vrai, mais je les trouvais beaucoup mieux mis en valeur en haut de l’ancien escalier qui a disparu.
Quant aux salles des Nymphéas, les voiles qui protège de la lumière directe des verrières, ont été collés à la va-vite ; ça déborde et donne une impression minable, très peu esthétique. La petite ouverture du milieu du voile n’est même pas belle et aurait pu trouver une petite touche plus agréable à regarder.
Dommage.