On retrouve avec grand plaisir notre couple André Dussollier/Catherine Frot dans une aventure policière à glacer les sangs (il faut revoir Mon petit Doigt m’a dit pour s’en souvenir).
Si Annie Cordy/Babette Boutiti n’avait pas regardé par la fenêtre du train dans lequel elle s’était assoupie un court instant sur son roman policier, elle n’aurait pas vu l’assassinat d’une femme dans le train venant en sens inverse.
Catherine Frot/Prudence Beresford mourant d’ennui au risque de sentir l’odeur du vieux dans sa maison et son existence, s’improvise cuisinière et femme de chambre dans une demeure inquiétante dont le patriarche acariâtre (Claude Rich, qui retrouve un rôle de personnage bougon et grognon qui m’avait tant amusé dans le film d’Alain Resnais Coeurs) fait régner la terreur parmi le petit monde qui l’entoure.
L’intrigue est mince, l’histoire manque de vraisemblance mais la brochette d’acteurs vaut le déplacement. C’est un très bon moment de comédie souvent très drôle (cf l’hommage à Billy Wilder, André Dussolier endossant le rôle de Marilyn Monroe dans Sept Ans de Réflexion) et quelquefois grinçant.
Pascal Thomas connaît ses classiques et l’on pense à Alfred Hitchcock, surtout lorsque l’on a affaire à cette belle étrangère qui est la copie conforme de Tippi Hedren.
Petite apparition de Chiara Mastroianni, décidément ne jouant que des seconds rôles, qui me fait penser de plus en plus à sa mère jouant du Buñuel (même voix, même comportement). C’est troublant.
octobre 19, 2008 à 5:57 |
Je note. J’irai. J’aime bien Catherine Frot