Appaloosa (2007) Ed HARRIS

By unblogdeplus


Parce que le méchant RB (Rhett Butler ; non. Jeremy Irons/Randall Bragg) tue un shériff et ses adjoints, la petite ville d’Appaloosa fait appel à Ed Harris/Virgil Cole pour mettre de l’ordre dans la cité.
C’est une histoire typique de western de notre enfance, avec duels au soleil et poursuite à cheval, rencontre d’indiens voleurs, de saloon peuplé de filles de joie.
J’aime le genre du western et donc je ne m’y suis pas ennuyé. J’ai même beaucoup aimé, car le ton y est assez libre, les acteurs sont beaux et séduisants (belles cinquantaines, voire plus, pour les trois acteurs principaux).
Les relations à trois/quatre et plus entre ces hommes qui peuvent mourir du jour au lendemain et Renée Zellweger/Allie qui s’attache au premier venu, de crainte de finir seule et sans amour à partager. Elle n’est pas volage, pas vraiment, mais elle ne sait pas être insensible au charme de l’homme qui est près d’elle sur le moment. Au risque d’oublier qu’elle est plus ou moins promise à Virgil Cole.
La force de chacun est celle de savoir qu’aux moments les plus durs, ils peuvent tous compter sur les autres. Même sur leurs pires ennemis, qui n’en sont pas vraiment. Il y a ce sentiment de fraternité entre homme d’où la bible de La petite Maison dans la Prairie est totalement absente (sauf au tribunal où l’on jure sur elle).
Il n’y a pas de beaux paysages (contrairement au film magnifique de Andrew Dominik), la photographie est plutôt terne, ce n’est pas une oeuvre esthétisante, mais un film à la qualité brute et sans fioritures. C’est rugueux et franc, très direct. Comme la vie de ces américains d’un autre siècle confrontés à la rigueur du pays.
Les relations du marshall et de son adjoint Viggo Mortensen/Everett Hitch ne sont pas les plus inintéressantes du film et sont peut-être même le point central de l’histoire (on peut penser, en extrapolant un peu, à Des Souris et des Hommes de John Steinbeck). Elles sont faites de respect, d’attention, d’amour sans doute. Des amours viriles certes, mais qui ont tissé des liens très forts entre les deux hommes. Mais si Allie s’attache à Virgil pour ne pas être seule, Everett suit ce dernier, dans ses fonctions de justicier autorisé par sa fonction de marshall, pour avoir le droit légal de tuer en toute impunité.
C’est un western qui prend son temps, mais ne nous le fait pas perdre en le voyant. C’est une belle réussite.

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